Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)… miroir de l’évolution de l’histoire égyptienne

Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)… miroir de l’évolution de l’histoire égyptienne
Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)… miroir de l’évolution de l’histoire égyptienne
Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)… miroir de l’évolution de l’histoire égyptienne
Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)… miroir de l’évolution de l’histoire égyptienne
Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)… miroir de l’évolution de l’histoire égyptienne
Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)… miroir de l’évolution de l’histoire égyptienne
Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)… miroir de l’évolution de l’histoire égyptienne
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Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)… miroir de l’évolution de l’histoire égyptienne
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Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)… miroir de l’évolution de l’histoire égyptienne
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Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)… miroir de l’évolution de l’histoire égyptienne
Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)… miroir de l’évolution de l’histoire égyptienne
Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)… miroir de l’évolution de l’histoire égyptienne

Cet article a été traduit par : Rowaa Amr
A été édité par : Omaima Ahmed Tolba

Au cœur de la ville historique de Fustat, dans la région du Vieux Caire, se trouve le Musée national de la civilisation égyptienne. Son environnement géographique regroupe des traces de différentes civilisations, constituant ainsi une preuve vivante de la tolérance religieuse en Égypte, berceau de civilisations.

Le Musée national de la civilisation égyptienne est le premier du genre en Égypte et dans le monde arabe. Il offre une vision globale de la civilisation égyptienne, de la préhistoire jusqu’à nos jours, en mettant en évidence l’interaction entre les Égyptiens et la terre sur laquelle ils ont vécu à travers l’histoire. À travers des thématiques culturelles sélectionnées, il met en lumière le patrimoine matériel et immatériel de l’Égypte. Le musée constitue également un important centre d’enseignement et de recherche pour les visiteurs, qu’ils soient égyptiens ou étrangers.

Les pharaons ont fait de Fustat le site d’une grande ville. Par la suite, les Babyloniens en ont fait un lieu d’installation lors de leur arrivée en Égypte, puis les Romains l’ont adoptée comme base défensive, reliant la mer aux différentes régions et repoussant toute agression extérieure contre l’Égypte. Ensuite, les juifs et les chrétiens en ont fait un centre pour leurs pratiques religieuses. Après la conquête islamique, Amr ibn al-As en fit la capitale et un lieu d’installation pour les musulmans.

Le musée se distingue également par la présence d’un lac naturel rare, le lac Ain Al-Sira, qui est le seul lac subsistant au Caire après la disparition de nombreux autres.

L’idée de construire le Musée national de la civilisation égyptienne remonte à l’époque du roi Farouk Ier, entre 1938 et 1949, lorsqu’il insista sur la création d’un musée similaire aux musées européens, documentant les différentes civilisations de l’Égypte à travers des œuvres et des artefacts.

Après de nombreuses années, l’idée fut relancée en 1982, à la suite d’une campagne internationale menée par l’UNESCO pour la création d’un musée des civilisations. Dix-sept ans plus tard, le site actuel du musée fut sélectionné, et les travaux de construction et de fouilles commencèrent en 2000.

Le musée vise à devenir un centre culturel, scientifique et de recherche, ainsi qu’un pôle de communication à l’échelle locale, régionale et internationale, afin de préserver le patrimoine culturel égyptien et de le protéger contre le pillage et la disparition. Il abrite environ 50 000 pièces archéologiques diverses, couvrant la période allant de l’époque prédynastique jusqu’à l’ère moderne.

Le musée se distingue par des conceptions architecturales et technologiques inédites en Égypte, sur une superficie de 33,5 acres. Il a été conçu par l’ingénieur Dr Ghazali Ksiba, dont le projet a remporté un concours international en 1984, tandis que les espaces d’exposition ont été réalisés par l’architecte japonais Arata Isozaki.

Le musée se compose de plusieurs étages, surmontés d’une salle en forme de pyramide appelée « Salle de la Pyramide » ou « Salle du Haut Panorama ». Cette salle comprend neuf écrans 3D installés sur ses murs, à travers lesquels sont présentées, en image et en son, l’histoire de l’Égypte et ses antiquités pharaoniques.

Au centre de cette salle se trouve une maquette au sol représentant l’ensemble du musée avec ses différentes salles, entrées et sorties. Les murs de la salle sont également conçus avec des matériaux insonorisants (plâtre acoustique), afin d’isoler le visiteur des bruits extérieurs et de lui permettre de profiter pleinement de son expérience.

Salles du musée

La salle principale, la salle des momies royales, la salle des expositions temporaires, la salle de l’aube de la civilisation, la salle du Nil, la salle de la capitale, la salle de l’écriture et des sciences, la salle de l’État et de la société, la salle de la culture ainsi que la salle des croyances et des idées.

Son fonds s’inscrit dans une séquence historique organisée à travers huit périodes fondamentales, à savoir : la préhistoire, l’ère antique, l’ère pharaonique, l’ère gréco-romaine, l’ère copte, l’ère islamique, l’ère moderne, puis l’ère contemporaine.

Le musée comprend également de vastes espaces dédiés aux spectacles, une salle ainsi qu’un centre d’éducation et de recherche, en plus d’une exposition consacrée au développement de la ville du Caire. Cet espace sert de lieu pour une variété d’événements, notamment des projections de films, des conférences et diverses activités culturelles.

La salle des momies royales comprend 22 momies royales et 17 cercueils royaux. Ces momies datent des XVIIe, XVIIIe, XIXe et XXe dynasties, dont dix-huit momies de rois et quatre momies de reines. Parmi elles figurent la momie du roi Ramsès II, du roi Seqenenrê Taâ (Saqnan Râ), du roi Thoutmosis III, du roi Séthi Ier, ainsi que celles de la reine Hatchepsout, de la reine Méretamon (épouse du roi Amenhotep Ier) et de la reine Ahmès-Néfertari (épouse du roi Ahmose). Des momies d’une même famille sont ainsi réunies, en plus de la momie de Pépi Ier provenant de la région archéologique de Saqqarah.

Le scénario de présentation met en lumière le développement de l’idée de l’inhumation dans la civilisation égyptienne antique, ainsi que les différentes méthodes de momification et leurs évolutions, en commençant par les techniques d’enveloppement et de conservation du corps. Il inclut également l’exposition de plusieurs ensembles d’artefacts appartenant aux mêmes périodes, notamment le mobilier funéraire.

Le parcours muséal est conçu de manière spécifique et non conventionnelle, accompagné d’un éclairage tamisé, donnant au visiteur l’impression d’être à l’intérieur d’une véritable nécropole. La salle est équipée de panneaux explicatifs et de signalisation, et les momies sont présentées à l’aide d’écrans multimédias et de supports graphiques, dans une mise en scène unique accompagnée d’affichages interactifs et de technologies holographiques 3D.

Le groupe de poteries dites « à bord noir » constitue l’une des acquisitions les plus importantes présentées par le musée. Il remonte à l’époque prédynastique, soit il y a environ 7 000 ans, et conserve encore aujourd’hui sa forme, sa qualité et son éclat.

On y trouve également un ensemble de faïences, une céramique recouverte d’une couche vitrifiée aux nuances de vert vif, décorée puis cuite à nouveau. Cet ensemble remonte à l’époque du Nouvel Empire.

Le Musée de la civilisation se distingue par le fait qu’il présente la première et la plus ancienne horloge connue de l’histoire des anciens Égyptiens : la première horloge à eau, ainsi qu’une autre horloge solaire, un escalier permettant de déterminer l’heure et un certain nombre d’outils agricoles servant à mesurer les distances, les terres et les superficies, afin de déterminer les limites entre voisins. Il présente également la première jauge du Nil, qui servait à mesurer le niveau du fleuve et à avertir du moment des crues.

On y trouve aussi des expositions d’art islamique et copte, ainsi que des représentations de la forme du pain depuis l’époque pharaonique jusqu’à nos jours, des outils de maquillage à travers les différentes époques, ainsi qu’une partie du revêtement de la Kaaba.

La salle principale du musée présente également des œuvres contemporaines de personnalités ayant marqué la vie moderne par leurs réalisations, telles que Mahmoud Mokhtar, Saeed Al-Sadr et Hassan Fathy.

Ainsi, le visiteur suit les différentes étapes de l’évolution de la civilisation égyptienne à travers les âges et découvre, sous ses yeux, une présentation des réalisations accomplies par les Égyptiens dans divers domaines de la vie.