La mosquée Amr Ibn Al-As… la couronne des mosquées
Article traduit par Farah Ahmed.
Révisé par Ghadir Tamer.
Sur les rives est du Nil éternel, sur une superficie de 50 coudées par 30 coudées, dans la capitale égyptienne à l’époque de Fostat, est située la mosquée Amr Ibn Al-As. L’une des premières mosquées construites en Égypte et dans toute l’Afrique, et l’une des mosquées égyptiennes les plus célèbres, elle est visitée de partout dans la République pour sa nature spirituelle et religieuse.
Elle a été construite par le grand compagnon Amr ibn al-As en 21 AH, correspondant à 641 après J.-C., après avoir conquis l’Égypte en 20 AH, correspondant à 640 après J.-C., sur ordre du calife des musulmans, Omar ibn al-Khattab. La mosquée était utilisée au début comme lieu de rencontre pour les musulmans et les forces d’Amr ibn al-As, qui étaient alors minoritaires. Plusieurs compagnons du Prophète ont participé à la construction de cette mosquée, comme Al-Zubair ibn Al-Awam et Ubadah ibn Al-Samit.

La mosquée a subi de nombreux changements architecturaux. Sa superficie était très petite au moment de sa construction. Elle se caractérisait par sa simplicité, car elle était construite sur des piliers en troncs de palmiers et recouverte de feuilles. Puis, la superficie totale de la mosquée a progressivement augmenté jusqu’à atteindre sa forme actuelle. Bien que le bâtiment actuel remonte au XXIXe siècle, il conserve toujours la nature de l’architecture islamique précoce. La mosquée était entourée d’une route sur ses quatre côtés et elle ne possédait ni cour, ni mihrab creux, ni minaret, mais elle contenait un minbar. Les murs extérieurs de la mosquée sont construits en briques crues et étaient dépourvus de décoration. Quant à la hauteur interne de la mosquée, il est probable qu’elle mesurait environ trois mètres, comme la mosquée du Prophète. Plusieurs augmentations et ajouts ont été réalisés à la mosquée Amr Ibn Al-As au cours de différentes époques islamiques jusqu’à notre ère actuelle.
La mosquée se compose actuellement d’une entrée principale proéminente située sur le côté ouest, qui donne sur une grande cour ouverte entourée de quatre couloirs avec de simples plafonds en bois. Le plus grand couloir est celui de la Qibla, et devant lui se trouvent deux mihrabs creux, chacun adjacent à un minbar en bois. Il y a également deux peintures sur le mur de la qibla qui remontent à l’époque mamelouke.
Il y a aussi un dôme dans le coin nord-est du couloir de la Qibla qui remonte à l’époque d’Abdullah bin Amr bin Al-As. Quant à la cour de la mosquée, elle possède un dôme au milieu, construit sur huit colonnes circulaires en marbre. Les anciennes fenêtres de la mosquée étaient ornées de décorations en plâtre, dont les vestiges sont encore présents sur le mur sud. Quant aux arches du couloir de la Qibla, elles reposent sur des colonnes de marbre avec différents chapiteaux provenant d’édifices anciens.

La mosquée n’était pas limitée aux devoirs religieux, mais on y tenait des tribunes pour régler les conflits religieux et civils, en plus d’être le lieu où l’on collectait l’argent pour les orphelins et les pauvres. C’était aussi « un lieu où des ateliers de leçons étaient organisés pour guider le public vers ce qui leur serait bénéfique dans leurs affaires religieuses et mondaines ». Le nombre des ateliers s’élevait à 110, et les emplacements des ateliers de leçons dans la mosquée étaient appelés zawiyas (coins). Les ateliers ont commencé à enseigner des doctrines telles que les écoles shafi’ite, hanafite et malikite. À l’époque de l’État fatimide, des célébrations y avaient lieu lors du dernier vendredi du mois de Ramadan.
Il est également mentionné qu’un certain nombre de grands professeurs et savants ont donné des sermons et des leçons dans la mosquée. Les plus célèbres d’entre eux à travers l’histoire sont : Al-Layth bin Saad, Abu Taher Al-Salafi, Al-Izz bin Abdul Salam, Mohammad Al-Ghazali (propriétaire de la biographie Ibn Hisham), Abdul Sabour Shaheen et d’autres.
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Sources
Site du ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités.
Site de l’Autorité générale de l’information.