Les collections du Musée égyptien du Caire (deuxième partie)
Cet article a été traduit par Nadia Esmail
Revisé par Ghaidr Tamer
Les antiquités du Musée égyptien du Caire (deuxième partie)

Au premier étage du musée égyptien, vous pouvez trouver de nombreuses pièces importantes :
Hatchepsout

Hatchepsout signifie « la Femme noble ».
Elle a été la première femme à devenir pharaon de Kemet, et elle a connu le règne le plus long. Son règne s’est étendu de 1479 av. J.-C. à 1458 av. J.-C., durant la XVIIIe dynastie, ce qui signifie qu’elle a régné pendant plus de 20 ans.
Hatchepsout était l’unique enfant du roi Thoutmôsis Ier et de sa grande épouse royale. Après la mort de son père, à l’âge de douze ans, elle a épousé son demi-frère Thoutmôsis II en 1615 av. J.-C. Ce dernier a régné pendant 15 ans, et après sa mort, le trône est revenu à Thoutmôsis III, neveu et gendre de Hatchepsout, car elle n’a pas donné naissance à un héritier mâle de Thoutmôsis II. Comme Thoutmôsis III était encore un enfant et incapable de gouverner Kemet, Hatchepsout en assura la tutelle pendant trois ans jusqu’à ce qu’elle se proclame pharaon.
La statue du dieu Khonsou

Khonsou était le dieu de la lune, et le mot « Khonsou » est dérivé du verbe (hns), qui signifie le voyage ou la course.
L’un de ses titres était « le messager des dieux », car il voyageait constamment à travers le ciel pour transmettre les messages d’un dieu à un autre. Le principal centre de son culte se trouvait à Thèbes.
Description de la statue :
Elle est représentée en position momiforme ou osirienne, et ses traits semblent être ceux de l’enfance. Bien que le dieu Khonsou soit figuré sous forme de momie, le sculpteur a fait preuve d’une grande habileté dans la représentation des traits du visage et des muscles, notamment les genoux. Le dieu porte une coiffe crânienne semblable à celle du dieu Ptah, le dieu de Memphis. Il est également représenté portant un collier composé de plusieurs rangs se terminant par des perles. Au dos de la statue se trouve un pilier dorsal servant de soutien.
Une statue de Ramsès II enfant avec le dieu Horus

Cette statue représente Ramsès II lorsqu’il était enfant, assis devant le dieu solaire Horus, représenté sous la forme d’un faucon.
La statue est réalisée selon la représentation typique de l’enfant égyptien : nu, le doigt à la bouche, avec une mèche de cheveux sur le côté de la tête, le disque solaire au-dessus de sa tête, et tenant une plante dans la main gauche. La statue a été découverte dans un lieu séparé des autres pièces.
Une statue de Hathor protégeant le roi Psammétique

Cette statue, en pierre de schiste cristallin, représente Psammétique debout en position de prière. Un sceau suspendu à son cou indique sa fonction de chef des scribes. Il se tient sous la vache représentant la déesse Hathor. Comme mentionné dans la première partie, elle était la déesse de l’amour, de la musique et de la maternité.
Ici, Hathor porte sa couronne solaire caractéristique, avec deux longues plumes insérées entre ses cornes.
Groupe statuaire de Ramsès III avec Horus et Seth

Ce groupe représente le roi Ramsès III accompagné des dieux Horus et Seth, tous debout à peu près à la même hauteur.
Ramsès III porte la couronne blanche de Haute-Égypte, avec le cobra royal sur le front, un large collier à plusieurs rangs, un pagne royal plissé et une ceinture longue pendante. Le roi tient le signe de vie « ânkh » dans sa main droite et le sceptre royal dans sa main gauche, avec la jambe gauche avancée, comme le veut la tradition.
Quant à Horus et Seth, ils adoptent presque la même posture : la jambe gauche avancée, tenant tous deux la croix « ânkh » et portant un costume égyptien.
Akhenaton

Akhenaton était surnommé le pharaon infidèle – source de magie et d’admiration infinie.
Akhenaton, ou Amenhotep IV, s’est avéré être le roi le plus exceptionnel de tous les dirigeants égyptiens, puisqu’il a inauguré une nouvelle période connue sous le nom de période d’Amarna.
L’importance du roi ne réside pas dans ses réalisations, mais dans le nouveau culte qu’il a créé. Il a été le premier pharaon à appeler au monothéisme et à la prière pour un seul dieu, Aton, le dieu du soleil. Le roi a réussi à faire d’Aton le dieu unique, représenté sous la forme d’un disque solaire d’où émanent des rayons se terminant par des mains touchant la famille royale. En outre, il a demandé aux sculpteurs et aux peintres d’effacer les noms des autres dieux des murs des temples. Il a également estimé que ce culte nécessitait un nouveau lieu, qui ne serait pas marqué par les rituels traditionnels du culte d’Amon. C’est ainsi qu’il a choisi une ville au centre de l’Égypte, sur la rive ouest du Nil, et l’a appelée Akhetaton, connue aujourd’hui sous le nom d’Amarna.
À partir de ce moment, il a changé son nom pour « Akhenaton », marquant ainsi son affiliation à ce nouveau dieu.
Akhenaton a épousé la reine Néfertiti, avec laquelle il a eu six filles. Comme il était d’usage, il avait d’autres épouses, dont la mystérieuse « Kia », qui a donné naissance à son héritier, Toutankhamon.
Les femmes du royaume jouaient un rôle important dans l’art, notamment durant cette période. Néfertiti a disparu des registres historiques après environ 12 ans, puis elle est réapparue mystérieusement vers la fin du règne d’Akhenaton.
Akhenaton est mort après avoir dirigé l’Égypte pendant 17 ans.
Le culte d’Aton

Après que le roi Akhenaton a refusé de représenter le dieu Aton sous forme de statue ou de trinité, il a décidé de le représenter sous la forme d’un disque solaire dont les rayons se terminent par des mains humaines tenant le signe d’ânkh et le sceptre.
Le roi croyait que le dieu Aton n’était pas seulement le dieu des Égyptiens, mais celui de toute la création de l’univers.
Les temples d’Aton étaient semblables aux temples solaires de la Ve dynastie : ils étaient ouverts pour profiter des bienfaits du soleil, sans toit, avec des autels remplis de fleurs et d’offrandes.
Les principes de l’aténisme
L’aténisme reposait sur plusieurs principes, à savoir :
- Le dieu Aton s’est créé lui-même et est considéré comme une source de vie. Il a réuni le masculin et le féminin en une seule entité, Aton.
- Aton n’est pas le disque solaire lui-même, mais la force cachée inhérente à ce disque ; c’est pourquoi il n’était jamais représenté sous forme humaine ou animale.
- Il n’avait pas de temples ou de lieux de culte spécifiques ; il pouvait être prié en tout lieu et à tout moment.
- Il n’existait pas de clergé : la relation entre le dieu et les hommes passait uniquement par Akhenaton, qui était le seul à pouvoir entrer en contact avec lui. Cela est considéré comme le point faible de ce culte, car après la mort d’Akhenaton, le culte d’Aton s’est effondré.
Néfertiti

Néfertiti, symbole de la beauté féminine, est l’une des femmes les plus célèbres du monde ancien.
Néfertiti, dont le nom signifie « la beauté est venue », était d’origine non royale. Certains chercheurs affirment qu’elle était l’une des princesses mitanniennes, tandis que d’autres pensent qu’elle était la fille d’une famille de Thèbes. Ce qui est certain, c’est qu’elle appartenait à une importante famille égyptienne, d’origine noble, et qu’elle était connue pour sa beauté.
Elle a probablement épousé Akhenaton à l’âge de 17 ou 18 ans, et elle a donné naissance à ses six filles.
Néfertiti a été décrite dans l’une des peintures comme la dame du bonheur et de l’amour, celle qui fait entrer la joie dans le cœur du dieu de la Haute et de la Basse-Égypte, et celle dont les gens se réjouissent en entendant la voix. Elle était considérée comme le symbole de la beauté en Égypte, et sa beauté est devenue légendaire parmi les générations ultérieures.
Elle a disparu pendant 12 ans du règne d’Akhenaton, car il y aurait eu un conflit entre elle et son mari.
Sa statue mesure 47 cm de hauteur et pèse environ 20 kg. Elle est en calcaire, recouverte d’une couche de plâtre coloré. Le fond des yeux est également en calcaire, tandis que la pupille de l’œil droit est en quartz peint en noir et fixée avec de la cire d’abeille. Néfertiti porte une couronne bleue dorée exceptionnelle ; sur son front se trouvait le cobra royal, aujourd’hui cassé, ainsi qu’un large collier orné de motifs floraux gravés. Les oreilles de la statue ont également subi quelques dommages.
La reine Néfertiti était connue pour sa couronne bleue. Les contours des yeux, tracés en lignes noires, ne sont pas entièrement complets, ce qui confère au regard une qualité mystérieuse et lointaine, donnant l’impression qu’elle est plongée dans ses pensées. Son visage ovale reflète une expression délicate, avec des pommettes hautes, une bouche douce et un nez fin.
Akhenaton embrassant ses filles

Cette statue en pierre calcaire a été découverte par des archéologues allemands dans l’atelier des sculpteurs de Tell el-Amarna. Elle remonte à la XVIIIe dynastie du Nouvel Empire, sous le règne du roi Akhenaton.
En observant le côté gauche de la statue, on constate qu’elle est incomplète : elle représente le roi Akhenaton tenant sur ses genoux sa fille, très probablement Méritaton, également connue sous le nom de « Dame du palais ». Akhenaton tient sa fille dans ses bras et l’embrasse, dans une scène touchante pleine d’amour, d’affection et de tendresse paternelle, alors qu’il est assis sur un trône rembourré. Le roi porte la couronne bleue de guerre, ainsi qu’un vêtement long à manches courtes. La princesse, quant à elle, tourne son visage vers son père pour recevoir un baiser.
Cette statue n’est pas seulement une représentation du roi et de sa fille, mais elle reflète également la vie quotidienne du palais. On peut en conclure que les artistes avaient accès au palais royal et qu’ils s’inspiraient de la vie quotidienne du roi pour la représenter.
La stèle de victoire du roi Mérenptah

Il s’agit d’une stèle en granit gris découverte à Thèbes, dans la première salle du temple funéraire du roi Mérenptah, par Flinders Petrie. Elle remonte à la XIXe dynastie, sous le règne de Mérenptah.
Le roi Mérenptah était le treizième fils de Ramsès II. Il avait environ 60 ans lorsqu’il est devenu roi d’Égypte. Son règne a duré entre 8 et 10 ans. Malgré son âge avancé, il a accompli de nombreuses réalisations militaires : il a mené une campagne en Syrie à la suite d’une révolte après la mort de son père, et il a également combattu les Libyens à l’ouest, qu’il a vaincus, affirmant ainsi la puissance de l’Égypte.
Il a construit un temple dédié au dieu Ptah à Memphis, un temple funéraire à Thèbes, ainsi qu’un tombeau royal dans la Vallée des Rois.
Quant à la stèle, elle décrit les festivités du cinquième anniversaire de sa victoire sur les Libyens. Elle était érigée dans la première salle de son temple funéraire à Thèbes.
Sources :
Musée égyptien
Egymonuments.gov.com
Livre : Le Guide touristique doré, pp. 261 à 292