La Cité des Missions Islamiques… une cité d’ambassadeurs
Cet article a été traduit par : Mariam ahmed
A été édité par : Omaima Ahmed Tolba
Al-Azhar représente l’islam modéré. Les étudiants étrangers du monde entier se dirigent vers lui pour bénéficier de ses sciences, acquérir les pensées islamiques correctes et les valeurs islamiques pures, loin des lacunes du fanatisme et de l’extrémisme. Puis, ils retournent dans leurs pays comme des savants et enseignent aux autres le message islamique correct, comme ils l’ont appris à Al-Azhar.
C’est pourquoi Al-Azhar s'assure de la fourniture de logements pour ses étudiants dans la Cité des Missions Islamiques, qui sont l’un des secteurs d’Al-Azhar. Depuis sa création, Al-Azhar accorde une attention particulière aux étudiants étrangers, où il est considéré comme le plus grand et le plus important centre d’attraction pour les étudiants du monde entier pour apprendre.
Dans le quartier d’étude à l’est de la capitale égyptienne, le Caire, auprès de Mchiakht Al-Azhar et dans le jardin d’El-Khaledin, se trouve la ville de l’hôtellerie et du tourisme intégrale qu’Al-Azhar fournit pour être la destination des étudiants des sciences islamiques du monde entier qui souhaitent étudier à l’université d’Al-Azhar.
L’idée de créer la Cité des Missions Islamique remonte à la période du roi Farouk, lorsque le cheikh d'Al-Azhar a proposé de construire une ville regroupant les étudiants d’Al-Azhar, alors que le nombre d’étudiants étrangers avait fortement augmenté, ce qui a rendu la construction de cette ville inévitable. Ainsi, le roi a reçu de nombreuses donations pour construire cette ville. Ensuite, l’ordonnance royale n° 34 de l’année 1952 a été publiée le 6 mai 1952 pour la construction de « la ville de Farouk Ier d’El Beouth islamique », et une somme de 20 mille livres a été consacrée à sa construction, tandis que la présidence honorifique a été confiée au prince Mohamed Abd El Meinem.
Après la révolution de juillet 1952, le projet a été arrêté, mais l’idée a été rapidement relancée une autre fois. Ainsi, une décision a été prise par le Conseil des ministres en novembre 1954 pour construire une ville universitaire pour tous les étudiants étrangers à Al-Azhar. Un terrain a alors été attribué près d’Al-Azhar pour cette ville, et le gouvernement a déterminé les besoins nécessaires : les fonds pour la construction, les meubles, la résidence, la nourriture et la supervision.
Lors de l’ouverture de la ville, elle a accueilli environ 5 mille étudiants et étudiantes. Les étudiants résidaient dans la grande ville, tandis que les étudiantes résidaient dans la petite ville correspondante. À cette époque, ils venaient de 40 pays. Le logement des étudiants a commencé le 15 septembre 1959 après son ouverture par le président défunt Gamal Abdel Nasser, en compagnie du cheikh Mahmoud Chaltoute, qui était alors le cheikh d’Al-Azhar.
Ce qui attire l’attention dans cette ville, c’est la précision du système, la tranquillité, la propreté des rues ainsi que l’étendue des espaces verts pleins d’arbres et de fleurs. Cela donne au lieu une teinte esthétique et procure à l’individu une sensation de confort psychologique.
La ville a été établie sur un terrain de 126 mille mètres : 42 000 mètres pour les jardins et les routes, et 84 000 pour les bâtiments et les installations. 43 bâtiments de logement ont été construits, chacun se compose de 3 étages, divisé en deux parties et séparé par une rue principale ; la première partie comprend 35 bâtiments pour les étudiants et la deuxième partie comprend 8 bâtiments pour les étudiantes.
La ville d’El Beouth regroupe des étudiants et des étudiantes de 150 pays sans aucune discrimination ni fanatisme, car la religion de l’islam les unit avec ses valeurs de tolérance et de solidarité.
La ville contient des clubs sociaux où les étudiants se rencontrent de temps en temps pour lire les journaux quotidiens, les magazines mensuels et hebdomadaires, et regarder les programmes télévisés. Ces clubs contiennent également des restaurants qui offrent des repas pour les étudiants étrangers.
Également, il y a une grande mosquée d’une superficie de plus de 1500 mètres carrés, où se déroulent des conférences et des séminaires, et où se tiennent des centres pour la mémorisation du Coran et sa récitation. La ville organise aussi des recherches entre certains étudiants, des symposiums et des rencontres lors des événements religieux et nationaux, auxquels assistent de grands savants parmi les cheikhs d’El-Azhar.
En plus, il y a une bibliothèque qui contient de nombreux livres religieux rares ainsi qu’une autre collection de livres culturels, sociaux et scientifiques.
En outre, la ville fournit d’autres services à ses étudiants, en permettant à certains artisans dont les étudiants ont besoin d’ouvrir quelques magasins, comme des coiffeurs, des ateliers de couture et des laveries. La ville choisit également les meilleurs étudiants, connus pour leur probité, leur vertu et leur excellence académique, pendant les saisons du Hajj, pour accomplir le pèlerinage à ses frais.
En 1967, l’administration de la ville a créé un fonds de services pour les étudiants étrangers auquel tous les étudiants inscrits participent. Grâce à cette participation, tous les étudiants résidents ont le droit d’obtenir un prêt d’argent du fonds, qu’ils doivent rembourser en versements faciles. De plus, ce fonds accorde des allocations aux étudiants dans le besoin et finance également d’autres besoins, comme les activités culturelles et sociales.
La ville vise à réaliser ses objectifs en fournissant les éléments de confort pour l’étudiant expatrié afin qu’il puisse se consacrer librement à ses études, en renforçant les liens et en réduisant les différences entre les enfants des pays islamiques, qui se rassemblent autour de l’unité de la foi et de la fraternité religieuse, malgré les différences de langue et de culture, et en luttant contre les discriminations raciales qui font des hommes des maîtres ou des esclaves, alors que tous les gens sont égaux selon l’islam ; personne n’est supérieur à un autre sauf par la piété. La ville œuvre également à assurer une stabilité psychologique et des soins médicaux pour l’étudiant étranger dans le cadre d’un encadrement culturel, social et sportif, afin de redresser leur comportement, en plus de former ses étudiants dans les différentes branches des sciences religieuses pour qu’ils retournent dans leurs pays en tant que défenseurs et ambassadeurs de l’islam.
Dans le cadre de l’intérêt du président Abd El Fatah El Sissi pour les étudiants expatriés, dont le nombre augmente, il a été décidé de consacrer 170 acres dans la ville du Nouveau Caire pour construire une nouvelle Cité des Missions Islamiques, afin d’en faire une ville complète au service des étudiants étrangers. Cette nouvelle ville accueillera plus de 40 mille étudiants par an souhaitant étudier à El-Azhar, venant du monde entier.
En avril 2016, le cheikh d’El-Azhar et le roi Salman Ibn Abd El Aziz d’Arabie saoudite ont inauguré la deuxième phase de la Cité des Missions Islamiques égyptienne, après la pose de la première pierre de la première phase, lors de sa visite à Al-Azhar et à ses institutions.
Il existe également une autre branche à Alexandrie pour fournir logement et nourriture aux étudiants expatriés qui y résident, ainsi que des services vitaux, sociaux, culturels, sportifs et médicaux. Actuellement, une troisième Cité des Missions Islamiques est en cours de construction à Qena, en Haute-Égypte, afin d’augmenter le nombre d’étudiants étrangers bénéficiant de ces différents services, ainsi que le réaménagement de certains bâtiments de la Cité des Missions Islamiques au Caire pour accroître leur capacité et fournir des bâtiments supplémentaires.
Ainsi, les diplômés d’Al-Azhar et les enfants de la Cité des Missions Islamiques, originaires de différents pays africains, arabes et islamiques, sont considérés comme une forme de puissance douce égyptienne. Ils sont venus dans le pays d’Al-Azhar en tant qu’étudiants en sciences religieuses, et sont retournés dans leurs pays en tant que muftis, savants religieux, ministres et chefs de gouvernement, conservant un grand amour pour Al-Azhar, bastion de l’islam modéré, et pour l’Égypte, en raison du savoir et de la culture qu’ils y ont acquis.