Présentation de l’expérience égyptienne en matière d’autonomisation des jeunes lors de la cinquième journée de la Bourse Nasser pour le leadership international
Article traduit par : Habiba Abdel Moneim
Révisé par : Arwa El-Aidy
Le ministère de la Jeunesse et des Sports a organisé, ce dimanche matin, une table ronde intitulée « L’expérience égyptienne en matière d’autonomisation des jeunes ». La séance s’est déroulée en présence du Dr Ashraf Sobhy, ministre de la Jeunesse et des Sports, d’Ahmed Afifi, chef de l’Administration centrale du Parlement et de l’Éducation civique, de Najwa Salah, cheffe de l’Administration centrale des Programmes culturels et du Bénévolat, de Randa Al-Bitar, directrice générale du Parlement de la Jeunesse et des Pionniers, ainsi que d’Hassan Ghazaly, coordinateur général de la Bourse Nasser pour le leadership international.
Cet événement s’est tenu à l’occasion de l’inauguration des activités de la cinquième journée de la Bourse Nasser pour le leadership international, dans sa troisième édition. Organisée sous le haut patronage du président Abdel Fattah Al-Sissi, elle réunit 150 jeunes leaders issus des pays du Mouvement des non-alignés et de pays amis, et se déroule du 31 mai au 17 juin 2022 à la Maison de l’Autorité d’ingénierie au Caire, sous le slogan « Jeunesse du non-alignement et coopération Sud-Sud ».
La séance-débat intitulée « L’expérience égyptienne en matière d’autonomisation des jeunes » a accueilli le Dr Mohamed Hani Ghoneim, gouverneur de Beni Suef, le Dr Hazem Helal, représentant de la Coordination des jeunes partis et politiciens, le Dr Mohamed El-Senoussi, représentant de l’Académie nationale de formation, le Dr Mostafa Magdy, adjoint au ministre de la Jeunesse et des Sports, et Mohamed Gaber, porte-parole médiatique du Parlement de la jeunesse égyptienne.
De son côté, le Dr Mohamed Hany Ghoneim, gouverneur de Beni Suef, a débuté son intervention en adressant ses remerciements au Dr Ashraf Sobhy, ministre de la Jeunesse et des Sports, pour l’aimable invitation à participer à cette importante séance consacrée à l’autonomisation des jeunes dans le cadre des activités de la Bourse Nasser pour le leadership international.
Il a passé en revue son parcours, depuis l’opportunité qui lui a été offerte de participer au Programme présidentiel de qualification des jeunes, puis sa nomination en tant que vice-gouverneur de Port-Saïd, jusqu’à son accession au poste de gouverneur de Beni Suef. Il a expliqué que son arrivée à ce poste est le fruit du projet de l’État visant à préparer les jeunes au leadership, ce qui a conduit à la nomination d’un grand nombre de jeunes à des postes de haut niveau au sein de l’État égyptien. Cette dynamique s’est également étendue aux postes de vice-gouverneurs et de gouverneurs. Il a souligné l’importance de tirer parti des capacités des jeunes et de les autonomiser, précisant que le monde entier s’oriente vers leur intégration dans des postes de direction. L’expérience de l’autonomisation des jeunes n’est pas propre à l’Égypte : de nombreux pays à travers le monde adoptent également cette approche en permettant aux jeunes d’accéder à des postes de responsabilité et de prise de décision.
Ghoneim a ajouté que le leadership n’est pas un don, mais une compétence qui se construit, et que l’État égyptien adopte une approche scientifique dans la formation des leaders et l’autonomisation des jeunes, fondée sur une compréhension du rôle et de la position de l’État égyptien, ainsi que sur la sélection des meilleurs profils afin de garantir une présence efficace et non symbolique. L’autonomisation des jeunes n’est donc plus une simple expérience, mais un véritable projet d’État, visant à tirer parti de leurs capacités après leur formation et leur intégration aux côtés de personnes expérimentées, afin de contribuer à la construction de l’État dans le cadre de la Nouvelle République.
De son côté, le Dr Hazem Helal, représentant de la Coordination des jeunes des partis et des politiciens, a présenté l’expérience de la création de cette coordination comme un exemple concret d’autonomisation des jeunes, ainsi que sa vision de cette question. Il a également évoqué les réalisations de cette coordination depuis sa création jusqu’à aujourd’hui, soulignant qu’elle constitue une véritable porte d’entrée vers la Nouvelle République. Cette initiative a contribué à l’intégration des jeunes à l’échelle nationale afin de soutenir la transition de l’Égypte de l’ancienne République vers la nouvelle, tout en unifiant leur vision et en les rassemblant sous une même bannière autour d’un objectif commun : servir l’intérêt de l’État égyptien.
Il a indiqué que la Conférence nationale de la jeunesse en Égypte a constitué l’étape la plus marquante, suivie de plusieurs autres événements ayant confirmé la volonté de la direction politique d’autonomiser les jeunes. Il a également exprimé son espoir de voir les années à venir accorder davantage d’attention à la jeunesse et renforcer leur conscience politique.
Par ailleurs, le Dr Mohamed El-Senoussi, représentant de l’Académie nationale de formation, a présenté l’expérience de cette institution ainsi que les circonstances de sa création par décret présidentiel en 2017, à la suite de l’une des recommandations de la Conférence nationale de la jeunesse en Égypte de 2016.
Il a expliqué que l’Académie nationale de formation ne relève pas d’une autonomisation décorative ou symbolique, mais qu’elle met en œuvre des programmes fondés sur les méthodes les plus modernes. L’académie propose ainsi une formation et une éducation transformationnelles visant à stimuler intellectuellement les jeunes et à encourager le développement de leurs capacités.
El-Senoussi a présenté les différents programmes proposés par l’académie, ainsi que les critères et modalités de sélection des participants à travers des examens spécifiques. Il a également évoqué le rôle de l’académie dans plusieurs initiatives, soulignant qu’elle a encore beaucoup à offrir en matière d’autonomisation au sein de l’État. Il a précisé que l’académie ne ménage aucun effort pour renforcer la confiance accordée aux jeunes, tout en veillant à leur fournir un soutien adéquat à travers des programmes de qualification ambitieux destinés à développer leurs compétences. Il a également indiqué que plusieurs décideurs, qu’il s’agisse de ministres, de gouverneurs ou de chefs d’organismes, appartiennent à la catégorie des jeunes et disposent de pleins pouvoirs dans l’exercice de leurs fonctions.
De son côté, Mohamed Gaber, porte-parole médiatique du Parlement des jeunes d’Égypte, a exprimé ses remerciements au ministre de la Jeunesse et des Sports, le Dr Ashraf Sobhy, pour son soutien constant à l’autonomisation des jeunes et pour leur avoir offert de réelles opportunités d’accéder à des postes de responsabilité, un soutien inspiré de la vision de l’État égyptien.
Il est revenu sur son expérience au sein du Parlement des jeunes d’Égypte, ainsi que sur le concept d’autonomisation des jeunes, qui trouve son origine dans la conviction de l’État et de la direction politique quant à l’importance de préparer et d’autonomiser la jeunesse. Il a présenté l’expérience du Parlement des jeunes et du Parlement des pionniers relevant du ministère de la Jeunesse et des Sports, soulignant qu’il s’agit d’une expérience importante qui connaît actuellement un essor notable grâce à l’intérêt qui lui est accordé par le ministre.
Il a également évoqué les résultats et l’impact de cette expérience, dont les diplômés occupent aujourd’hui des postes de direction au sein des secteurs exécutif et législatif de l’État égyptien.
Gaber a ajouté que le ministère de la Jeunesse et des Sports accompagne les enfants dès leur plus jeune âge afin d’identifier leurs aspirations futures, de les aider à comprendre leurs outils et de leur assurer une formation scientifique et pratique appropriée. Ainsi, on compte aujourd’hui des jeunes et des pionniers âgés de moins de 25 ans capables de maîtriser les outils parlementaires et faisant preuve d’un niveau élevé de conscience politique.
Le Dr Mostafa Magdy, assistant du ministre de la Jeunesse et des Sports, a indiqué dans son intervention qu’il existe trois étapes pour parvenir à l’autonomisation des jeunes. La première consiste à écouter les jeunes, ce que l’État égyptien a entrepris avant même la phase d’autonomisation ; la deuxième étape est celle de leur implication ; et la troisième correspond à leur autonomisation effective au sein des différents postes, institutions et centres de décision de l’État.
Il a également évoqué son expérience personnelle ainsi que l’environnement qui lui a permis, en tant que jeune, d’accéder à ce poste et de devenir le plus jeune assistant ministériel à l’échelle de la République. Il a invité les jeunes à découvrir l’expérience égyptienne en matière d’autonomisation de la jeunesse, ainsi que la stratégie nationale pour la jeunesse et l’enfance, élaborée par les jeunes pour les jeunes.
Il a enfin adressé ses remerciements au Dr Ashraf Sobhy pour la confiance qu’il lui a accordée en le choisissant pour ce poste.
Au cours de la séance, les participants ont formulé de nombreuses questions, interventions et demandes de clarification dans le cadre de ce dialogue organisé lors des activités de la cinquième journée de la bourse, consacrée à l’autonomisation des jeunes. La séance a suscité un vif intérêt, une forte interaction et une grande satisfaction de la part de l’ensemble des participants.
De son côté, Hassan Ghazaly, coordinateur général de la Bourse Nasser pour le leadership international dans sa troisième édition, a indiqué que cette bourse offre des chances égales aux deux sexes, conformément à l’Objectif de développement durable n°5 de l’Agenda 2030. Elle vise également à autonomiser les jeunes et à offrir aux acteurs de différents pays du monde l’opportunité de se rencontrer, d’échanger et d’établir des partenariats dans divers domaines, non seulement au niveau continental, mais aussi au niveau mondial, conformément à l’Objectif de développement durable n°17.
Il a ajouté que la troisième édition de la Bourse Nasser pour le leadership international vise à transmettre l’expérience égyptienne en matière d’ancrage et de construction des institutions nationales, à former une génération de jeunes leaders issus des pays du Mouvement des non-alignés partageant une vision compatible avec la coopération Sud-Sud, à sensibiliser au rôle historique et futur du mouvement, ainsi qu’à activer le réseau des jeunes des États membres (NYM) et à renforcer les liens entre les jeunes leaders les plus influents des pays du Mouvement des non-alignés et des pays amis.