Les délégations de la Bourse Nasser regardent le film « Adieu Bonaparte » au Centre de l’innovation à la Maison de l’Opéra du Caire
Article traduit par : Arwa Ali
Lors de leur visite au Centre d’innovation à la Maison de l’Opéra du Caire, les délégations des jeunes participants à la quatrième édition de la bourse Nasser pour le leadership international ont regardé le film Adieu Bonaparte, réalisé par le regretté Youssef Chahine, dont les acteurs principaux sont Mohsen Mohiedine, Michel Piccoli, Mohsena Tawfik, Hoda Sultan, Patrice Chéreau, Gamil Ratib, Salah Zulfikar et Tahia Carioca.

En présence de Sayed Fouad, président du Festival du Film Africain de Louxor, Shérif Mandour, producteur, réalisateur et membre du comité supérieur du festival, ainsi que Mohsen Mohiedine, acteur principal du film, une séance modérée par M. Hassan Ghazaly, coordinateur général de la bourse, a été organisée en marge de la visite. Au cours de cette séance, ils ont discuté du film ainsi que du célèbre réalisateur Youssef Chahine et de ses œuvres majeures.
Ghazaly a déclaré que l'artiste Mohsen Mohiedine, protagoniste du film Adieu Bonaparte, incarnait et incarne toujours l’enthousiasme, aussi bien dans sa manière de parler que dans les émotions qu'il exprimait pendant le film et dans la manière dont il prononçait les slogans. Ghazaly a également souligné que la bourse Nasser pour le leadership international permet de sensibiliser les frères et sœurs des différents pays, en particulier ceux d’Afrique, au fait que Égypte possède une véritable industrie cinématographique enracinée dans l’histoire, plus ancienne que celle de certains pays européens et grandes puissances mondiales. Cela confirme que l’Afrique n’est pas en retard dans tous les domaines, contrairement aux idées souvent véhiculées, a-t-il ajouté.

De son côté, Sayed Fouad a déclaré que le festival a lancé sa première édition il y a 13 ans et se prépare pour le lancement de la 13ᵉ édition en avril prochain. Il a ajouté que le festival est exclusivement dédié à l’industrie cinématographique africaine et qu’il a réussi à rassembler les professionnels du cinéma africain en Égypte, à ramener le film égyptien dans les foyers africains et à créer le club du cinéma africain. Il a souligné que l’industrie cinématographique égyptienne existe depuis 127 ans et que le cinéma africain occupe une place importante à l’échelle mondiale.

Le réalisateur Shérif Mandour a salué les participants à la bourse Nasser pour le leadership international et a évoqué le début de sa carrière cinématographique aux côtés du célèbre réalisateur regretté Youssef Chahine, dont il a beaucoup appris. Il a retracé le parcours impressionnant de Chahine, commencé avec le film Baba Amin et achevé avec Heya Fawda. Il a ajouté que dans Adieu Bonaparte, Chahine a réussi à ancrer l’époque de l’occupation française tout en transmettant un message sur la disparition des barrières entre les cultures.

L’artiste Mohsen Mohiedine, protagoniste du film « Adieu Bonaparte », a expliqué que c’est toujours l’art qui rassemble les personnes, quelles que soient leurs cultures, et que cette rencontre représente une occasion précieuse de faire connaître nos cultures respectives et de mieux nous comprendre. Mohiedine a confirmé que le célèbre Youssef Chahine était un cinéaste de renommée mondiale qui cherchait toujours à donner une autre dimension aux films égyptiens en les rendant accessibles au monde entier. Il s’intéressait également à promouvoir le cinéma égyptien à l’étranger et à participer à des festivals, ce qu’il a réussi à faire notamment grâce à de nombreux films en coproduction avec plusieurs pays.
Le protagoniste du film a souligné que Youssef Chahine présentait un contenu politique, humain et culturel dans lequel il abordait tout ce qui affecte la vie humaine, que ce soit la guerre, le viol, la colonisation ou les relations humaines influencées par le pouvoir, ainsi que le concept d’accepter les autres cultures sans les juger. Il a considéré que le film « Adieu Bonaparte », dont le tournage a commencé en 1983, n’était pas seulement une histoire de l’occupation française de l’Égypte, mais qu’il reflète également notre époque actuelle et toutes les époques à venir.
Il est à noter que la quatrième édition de la bourse Nasser pour le leadership international s’est tenue sous les auspices du président Abdel Fattah al-Sissi, avec le soutien médiatique de l’Autorité nationale de la presse et de l’Autorité nationale des médias.