Les dirigeants du Centre d’information et d’aide à la prise de décision échangent avec les participants de la Bourse Nasser pour le leadership international lors de la huitième journée
Traduit par : Habiba Abdel Moneim
Révisé par : Arwa El-Aidy
Marquant l’ouverture de la huitième journée de la Bourse Nasser pour le leadership international, le ministère de la Jeunesse et des Sports a organisé une séance de dialogue inaugurale intitulée « Le rôle du Centre d’information et d’aide à la prise de décision ». Y ont participé : le général Hamdy Helmy, chef de l’administration centrale de la planification stratégique et des projets au Centre d’information et d’aide à la prise de décision ; le général Mohamed Abdel Maksoud, chef du secteur de la gestion des crises et des catastrophes et de la réduction des risques ; la docteure Riham Sadek, directrice générale de la planification stratégique ; l’ingénieur Walid Gadou, responsable du pôle de communication communautaire ; ainsi que Hassan Ghazaly, coordinateur général de la Bourse Nasser pour le leadership international.
La docteure Riham Sadek a présenté un exposé détaillé retraçant la création du Centre d’information et d’aide à la prise de décision en 1985, ainsi que les nombreuses transformations qu’il a connues afin de s’adapter aux évolutions de la société égyptienne. Elle a ajouté que les axes de travail du Centre comprennent l’ouverture et la présence aux niveaux local et international, l’appui aux décideurs publics, le développement des mécanismes et outils de communication communautaire, le soutien aux efforts de transformation numérique, le renforcement de la préparation de l’État face aux crises et aux catastrophes, ainsi que le développement institutionnel des organismes. Elle a également évoqué les principales distinctions et récompenses obtenues par le Centre.
De son côté, le général Hamdy Helmy a passé en revue les défis auxquels sont confrontés les centres de réflexion (think tanks), notamment le manque de ressources financières, la nécessité de renforcer les relations avec les décideurs, ainsi que l’évolution technologique rapide ayant entraîné une surcharge informationnelle et des volumes massifs de données. Il a également présenté la vision du Centre, qui vise à devenir le premier think tank au niveau national et un centre d’excellence ayant le plus grand effet sur les processus de prise de décision afin de réaliser la vision future de l’Égypte. Il a ajouté que l’orientation stratégique du Centre repose sur le soutien à l’élaboration des politiques publiques à travers l’étude approfondie de problématiques multidimensionnelles et la proposition d’alternatives et d’idées innovantes pour relever les défis et le renforcement des efforts de développement, en partenariat avec les parties prenantes. Parmi ses objectifs stratégiques figurent l’élargissement de l’excellence institutionnelle, le développement de la société de la connaissance, le renforcement de l’élaboration des politiques publiques et l’amélioration de la préparation de l’État à la gestion des risques liés aux crises et aux catastrophes.
Le général Mohamed Abdel Maksoud a, quant à lui, abordé la stratégie du Centre en matière de gestion des crises et des catastrophes. Il a souligné que le monde entier traverse de multiples crises et risques, ce qui rend indispensable la préparation pour faire face à toute éventualité. Il a ajouté qu’une bonne gestion des crises et des catastrophes garantit la survie de l’État, protège la sécurité de la patrie et des citoyens, et contribue au bien-être économique de la population. Il a également évoqué la manière dont l’État égyptien a géré certaines crises et catastrophes, en s’appuyant sur la planification stratégique dans les phases précédant les crises, notamment à travers l’élaboration de plans nationaux. À titre d’exemple, il a cité le comité suprême chargé de faire face aux répercussions de la pandémie de Covid-19, qui a géré cette crise mondiale avec efficacité, réduisant ainsi son impact sur l’Égypte par rapport à de nombreux autres pays.
Pour sa part, le docteur-ingénieur Walid Gadou a évoqué le rôle du pôle de la communication communautaire du Centre, lequel vise à consolider le lien entre le Centre et ses publics à travers des moyens et des outils modernes garantissant une communication efficace et l’atteinte des objectifs escomptés. Il a également souligné que le Centre œuvre au développement de la communication à travers le renforcement des relations avec la communauté des chercheurs et les partenaires, affirmant qu’aucune action ne peut être menée sans communication ni sans l’élaboration de nouveaux mécanismes en la matière. Il a enfin mentionné le développement du rôle de sensibilisation ainsi que la participation à des événements aux côtés de partenaires internationaux.
La séance a également été marquée par des discussions entre les participants à la Bourse et les intervenants, au cours desquelles de nombreuses questions, interventions et échanges ont eu lieu dans une atmosphère d’interaction, d’accueil chaleureux et de satisfaction générale quant à la richesse de cette session et aux informations présentées.
De son côté, Hassan Ghazaly, a expliqué que cette bourse offre des chances égales aux deux sexes, conformément à l’objectif 5 des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Elle permet également l’autonomisation des jeunes et offre aux acteurs de différents pays du monde l’opportunité d’échanger et de nouer des partenariats dans divers domaines, non seulement à l’échelle continentale mais aussi mondiale, conformément à l’objectif 17 des ODD. Il a ajouté que la troisième édition de la Bourse vise à transmettre l’expérience égyptienne historique en matière de consolidation et de construction des institutions nationales, à former une nouvelle génération de jeunes leaders issus des pays non-alignés partageant une vision conforme au partenariat Sud-Sud, et à sensibiliser au rôle historique du Mouvement des non-alignés ainsi qu’à son rôle futur.
Il convient de noter qu’un atelier a également été organisé pour les participants autour du thème « Le rôle de la femme », dans le cadre des ateliers du Programme du citoyen global, sous la supervision du formateur Ahmed Nagm, l’un des participants à la troisième édition de la Bourse Nasser pour le leadership international.