« La diplomatie des jeunes » clôture la deuxième journée de la quatrième édition de la Bourse Nasser pour le leadership international

« La diplomatie des jeunes » clôture la deuxième journée de la quatrième édition de la Bourse Nasser pour le leadership international

Les activités de la deuxième journée de la quatrième édition de la Bourse Nasser pour le leadership international se sont conclues par une séance interactive participative intitulée « La diplomatie des jeunes », avec la participation de Chechen Wang de Chine, Itzel Pamela Pérez Gómez du Mexique, et Victoria Charles Mwanziva de Tanzanie, en présence de Hassan Ghazaly, coordinateur général de la bourse, ainsi que d’un groupe de dirigeants du ministère de la Jeunesse et des Sports d’Égypte, de professionnels des médias et de journalistes. 

Lors de son intervention, Chechen Wang, participante chinoise à la bourse, a souligné l’importance de la lecture pour élargir les connaissances et les informations des jeunes. Elle a également affirmé que la coopération entre les jeunes de différents pays joue un rôle essentiel dans la réalisation du développement durable, le renforcement de la diplomatie et une participation plus large à la prise de décision, afin de provoquer le changement souhaité dans les relations entre les pays. Elle a ajouté que les jeunes disposent d’informations et de compétences qui les rendent capables de construire un monde plus inclusif. Selon elle, il est important qu’ils reconnaissent leurs capacités et participent activement aux affaires internationales, en mettant l’accent sur le renouveau, essentiel pour une génération capable d’apporter le changement. Elle a conseillé aux jeunes d’assumer leur rôle de leaders influents capables de transformer le monde et de contribuer à bâtir une harmonie et un monde durable bénéficiant à leurs pays. Elle a également affirmé que les médias exercent une grande influence dans la formation de la diplomatie, en raison de leur évolution rapide. Grâce au développement technologique, il devient possible de découvrir de nouvelles choses et de créer un nouvel avenir en participant au processus de production médiatique. Tout le monde utilise les médias quotidiennement, et il est donc possible de produire un contenu médiatique de qualité afin d’orienter les médias dans la direction souhaitée et d’atteindre les objectifs fixés.

Au cours de son intervention, Itzel Pamela Pérez Gómez a expliqué qu’elle ne pouvait pas parler de ses réalisations sans évoquer sa vie personnelle, étroitement liée à sa carrière. Elle travaillait dans une organisation mondiale de jeunesse dont la mission reflétait sa personnalité et son engagement pour la paix et le développement des jeunes. Elle a raconté qu’elle s’était portée volontaire pour la première fois de sa vie en voyageant en Tunisie, où elle a découvert la notion de citoyenneté mondiale. Elle a compris que, malgré les différences liées à la nourriture, à la religion, à la couleur de peau ou à d’autres aspects culturels, les êtres humains partagent de nombreux points communs, même si l’on se concentre souvent davantage sur les différences que sur ce qui nous unit.

Elle a également souligné que chaque peuple aspire à la prospérité. Après son retour au Mexique, elle a commencé à réfléchir à sa vie d’une manière différente. Elle travaille dans le domaine universitaire tout en collaborant avec les jeunes, et poursuit cet engagement depuis de nombreuses années. Lorsqu’elle était plus jeune, elle cherchait à développer ses compétences, à voyager et à acquérir de nouvelles connaissances. Elle a ainsi voyagé dans plusieurs régions du monde et mené de nombreuses recherches. Elle a également effectué des stages aux Nations Unies dans les domaines de la sécurité, de la paix et du développement durable. Elle a eu l’opportunité de travailler dans une université au Maroc avant de retourner au Mexique. Elle a également obtenu un master en Amérique latine, avec une spécialisation en études africaines. Par la suite, elle est retournée à l’université pour enseigner et travailler avec les étudiants, cherchant à développer leurs compétences, à leur offrir des opportunités et à les encourager à participer et à s’engager dans le travail avant même leur diplomation. Elle a notamment fondé une initiative d’emploi avec certains de ses meilleurs étudiants. Elle a en outre poursuivi un master en Amérique latine portant sur les études africaines. Elle a expliqué que parmi les compétences fondamentales que les jeunes doivent acquérir pour un avenir diplomatique figurent celles liées à la citoyenneté mondiale et aux langues, qui constituent la voie vers un monde ouvert et une meilleure compréhension culturelle. Elle a insisté sur l’importance de la conscience culturelle, expliquant que chacun peut pratiquer une forme de diplomatie dans n’importe quel contexte international, même sans occuper un poste diplomatique officiel, car chaque individu représente son pays. 

Dans son intervention, Victoria Charles Mwanziva a expliqué au début de son discours que la Tanzanie fait partie des rares pays au monde dirigés par une femme, exprimant sa joie de participer à cette séance dans le cadre de la quatrième édition de la bourse Nasser pour le leadership international. Elle a souligné que ces rencontres entre jeunes leur permettent d’apprendre les uns des autres et de partager des expériences enrichissantes. Elle occupe un poste de direction au sein du gouvernement local, où elle est responsable de l’un des quartiers. Ce poste est directement nommé par le président, ce qui lui confère un rôle politique. Elle suit les affaires politiques et gouvernementales, tout en accordant une grande importance au développement, au partenariat et à l’encouragement des jeunes à accéder à des postes de responsabilité. Elle a ajouté que lorsque les jeunes occupent des postes de direction, ils apportent souvent des idées innovantes. Elle a expliqué que chaque pays possède son propre système pour intégrer les jeunes au gouvernement et aux postes de direction. Son parcours a commencé dès son jeune âge au sein d’organisations de jeunesse, ce qui lui a permis d’acquérir une expérience importante dans ce domaine. Elle a également évoqué la mission diplomatique des jeunes, indiquant qu’elle s’intéresse particulièrement aux idées mondiales et à leur impact sur la vie des populations vivant dans les zones rurales qui n’ont pas toujours accès à ces informations. Elle a souligné l’importance de traduire les grandes politiques internationales en politiques locales applicables et compréhensibles pour les jeunes. Elle a ajouté que les organisations de jeunesse peuvent contribuer au processus décisionnel à travers la participation, l’accès à l’information, la collecte de données et un financement adéquat permettant d’atteindre toutes les catégories concernées, en accordant une priorité particulière aux organisations de jeunesse actives au niveau local.

Pour sa part, Ordukhan Gahramanzade a souligné lors de son intervention qu’il est important que les jeunes entretiennent entre eux un dialogue constructif et significatif. Il est revenu sur le début de son engagement social lorsqu’il était encore au lycée, période durant laquelle il avait commencé à participer à des discussions en tant que jeune diplomate. Il a insisté sur l’importance pour chaque jeune de développer ses propres arguments et d’exercer une influence locale capable d’avoir un impact mondial. Il a également souligné la nécessité de documenter les idées et les discussions, et de rechercher de nouvelles plateformes et de nouvelles méthodes pour provoquer le changement. Selon lui, la présence et la coopération entre les jeunes leur permettent de faire face aux défis qui nécessitent attention, soutien et assistance. Il a ajouté qu’il n’est pas nécessaire de faire de grands pas au début, mais qu’il est essentiel de rester cohérent et de partager une vision réaliste et objective. Les jeunes viennent d’horizons différents mais représentent une véritable unité, chacun disposant d’un avantage comparatif dans sa propre société. Il a également évoqué son parcours, indiquant qu’il avait rejoint une grande organisation en Europe avant d’en devenir le responsable dans son pays. Dans ce cadre, il a travaillé étroitement avec les jeunes pour renforcer leur impact dans la société, notamment durant la pandémie. Il a été chargé de faciliter leur réintégration après cette période difficile, une mission complexe mais couronnée de succès. Il a expliqué qu’il avait beaucoup appris et voyagé, tout en estimant qu’il lui restait encore beaucoup à apprendre, conseillant aux jeunes de cultiver une véritable passion pour l’apprentissage et le changement.

Les participants à la quatrième édition de la Bourse Nasser pour le leadership international ont posé plusieurs questions et interventions après les discours des jeunes intervenants lors de la séance organisée à la fin des activités de vendredi soir. Les participants ont ensuite pris des photos souvenirs dans une atmosphère d’interaction, de joie et de satisfaction générale. Cette session de dialogue participatif leur a permis d’acquérir des informations importantes sur la diplomatie des jeunes et de découvrir les expériences de leurs collègues, notamment en ce qui concerne le rôle des nouveaux médias dans la diplomatie, l’importance de la jeunesse dans ce domaine, la nécessité de produire un contenu médiatique de qualité pour atteindre les objectifs souhaités, ainsi que l’acquisition de nouvelles compétences diplomatiques, telles que la sensibilisation culturelle et la maîtrise des langues.