Impact du COVID-19 sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

Impact du COVID-19 sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

L’égalité entre les hommes et les femmes est inscrite dans l’Acte constitutif de l’Union africaine (UA) et constitue l’un des principes devant régir son fonctionnement. Les objectifs de l’Agenda 2063 de l’UA reconnaissent également ce principe, véritable pierre angulaire de son programme de développement. L’UA continue d’inscrire en priorité l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans ses différents axes thématiques de travail en proposant des solutions progressives, mais innovantes, afin d’atteindre cet objectif de développement, essentiel pour le continent africain. Dans le cadre de la crise du COVID-19, une pandémie mondiale sans précédent qui s’est étendue à la quasi-totalité des 55 États membres de l’UA, cette dernière doit maintenant faire face au risque que la pandémie ruine les progrès réalisés dans la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation et des droits des femmes. En effet, les inégalités hommes-femmes sont un facteur aggravant de la pandémie, de sorte qu’elles risquent d’empirer si des réponses intégrant une analyse de genre ne sont pas apportées. 


Il est donc important que l’UA examine l’impact disproportionné du COVID-19 sur les femmes, les jeunes femmes et les filles – en particulier les plus vulnérables et celles vivant actuellement dans les pays en crise ou en conflit –, et qu’elle veille à ce que les analyses et les réponses à la pandémie incluent une perspective de genre. C’est ce qui permettra la conception et l’exécution de programmes et de stratégies adaptés, ainsi que la mise en place de systèmes de suivi et de rapports appropriés sur les mesures préventives et différenciées à proposer. L’adoption d’une approche sensible à la dimension de genre implique, entre autres, de s’interroger sur les incidences possibles des identités et des rôles socialement construits sur la vulnérabilité face au COVID-19 et sur les expériences qui en découlent1. Si les réponses à la pandémie intègrent une perspective sexospécifique, cela permettra d’obtenir de meilleurs résultats, non seulement pour les femmes, mais aussi pour toutes les personnes touchées par le virus, et contribuera à sauver 
des vies en Afrique.

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