Les centres de réflexion et la prise de décision à la clôture de la sixième journée de la Bourse Nasser pour le leadership international

Les centres de réflexion et la prise de décision à la clôture de la sixième journée de la Bourse Nasser pour le leadership international
Article traduit par : Salma Turkey

La quatrième édition de la Bourse Nasser pour le leadership international a accueilli le Dr Ashraf Al-Arabi, président de l’Institut national de planification, ainsi que l’ambassadeur Ahmed Abdel Latif, directeur du Centre du Caire pour le règlement des différends et le maintien de la paix, lors d’une séance de dialogue intitulée « Les centres de réflexion et la prise de décision ». Cette séance a été animée par la Dr Dina Talaat, directrice de l’unité d’orientation professionnelle à l’Institut national pour la gouvernance et le développement durable, en présence de M. Hassan Ghazaly, coordinateur général de la Bourse Nasser pour le leadership international, de plusieurs responsables du ministère de la Jeunesse et des Sports, ainsi que de professionnels des médias et de journalistes. 

Le Dr Ashraf Al-Arabi a ouvert la séance en soulignant l’importance de la Bourse Nasser pour le leadership international et de la participation à ses activités. Il a mis en avant la nécessité de promouvoir la réflexion constructive, institutionnelle et stratégique, ainsi que la culture de la planification. Il a expliqué que l’efficacité des institutions est la voie essentielle pour atteindre les objectifs auxquels aspirent les pays, notamment en matière de développement, et qu’elle constitue la clé pour résoudre les crises, les conflits et les guerres. Il a ajouté que l’anticipation des crises permet d’y faire face de manière optimale, et qu’une partie essentielle de la gestion de toute crise réside dans la reconnaissance des défis auxquels nous sommes confrontés sans privilégier une partie au détriment d’une autre. 

Il a également insisté sur l’importance de l’interconnexion et des relations solides, en particulier dans le cadre de la coopération Sud-Sud et de la coopération africaine, en raison de leur rôle majeur dans la réalisation du développement durable. Selon lui, ce type de coopération renforce la voix collective des pays du Sud et leur pouvoir de négociation, surtout dans un ordre mondial juste, où les idées émanant des pays du Sud doivent être davantage entendues dans les forums internationaux. 

Le Président de l’Institut national de planification a également souligné que l’Égypte fait partie des rares pays disposant d’une stratégie claire de lutte contre la corruption, et qu’elle accorde une grande importance à la promotion de l’égalité pour les jeunes et les femmes. Il a affirmé que ceci est devenu une réalité tangible, comme en témoigne la présence accrue de femmes à des postes gouvernementaux et parlementaires de haut niveau ces dernières années, que ce soit en tant que ministres, députées, gouverneures ou à d’autres postes de direction. Il s’agit, selon lui, d’un niveau d’autonomisation sans précédent pour les femmes en Égypte. 

Il a ajouté que les indicateurs d’évaluation de la performance constituent l’un des plus grands défis, car, bien que les plans soient préparés de manière efficace, la difficulté réside dans leur durabilité. D’où l’importance de l’évaluation, de la transparence, de la disponibilité de l’information et de l’attention portée au principe d’autonomisation, notamment dans les programmes sociaux. Il a conclu que les défis auxquels les pays sont confrontés sont nombreux et souvent communs, ce qui met en évidence le rôle essentiel du suivi, de l’évaluation et de la responsabilisation pour les surmonter. 

Le Dr Al-Arabi a ensuite mis en avant le rôle central de l’Institut national de planification dans le soutien au processus décisionnel, le renforcement des capacités et l’amélioration de l’efficacité au niveau régional et local, notamment à travers des programmes de formation et des programmes d’études supérieures dans les domaines de la planification et du développement durable. Il a également évoqué les consultations politiques menées par l’Institut auprès du gouvernement dans différents domaines, qu’ils soient économiques, de développement ou liés à la préparation des plans nationaux. Il a salué aussi les efforts de l’Institut dans la collaboration avec les organisations internationales, la société civile et le secteur privé, ainsi que la publication de rapports et de recherches sur son site officiel visant à promouvoir la culture de la planification.

Pour sa part, l’ambassadeur Ahmed Abdel Latif, directeur du Centre du Caire pour le règlement des différends et le maintien de la paix, a traité dans son intervention de l’importance de faire face aux défis environnementaux, économiques et internationaux. Il a souligné que nous disposons aujourd’hui d’une meilleure compréhension des défis auxquels nos pays sont confrontés pour atteindre le développement durable. Il a rappelé que les institutions constituent le lien entre les idées et les solutions dans les pays en développement, et que le Centre du Caire œuvre activement au renforcement des capacités, notamment dans les pays africains et arabes. 

Abdel Latif a précisé que le Centre du Caire se distingue par cinq programmes principaux : la préservation et la consolidation de la paix, le renforcement du rôle des femmes, la prévention des formes de discrimination conduisant au terrorisme, la lutte contre les menaces aux frontières et les nouveaux défis de la paix. Il a insisté sur la nécessité de se concentrer sur la prévention des conflits et sur le traitement de leurs causes profondes afin d’éviter qu’ils ne se reproduisent. Il a également affirmé que l’Égypte joue un rôle important aux côtés de l’Afrique pour contribuer à la résolution des crises africaines et à la consolidation de la paix, déclarant : « Il ne peut y avoir de paix sans développement, ni de développement sans paix. » Il a ajouté que le Centre œuvre aussi au renforcement des capacités en coopération avec l’Union africaine, afin de favoriser et d’échanger les expériences, ainsi que de mobiliser les idées et les énergies.

À l’issue de la séance tenue mardi soir, les participants à la quatrième édition de la Bourse Nasser pour le leadership international ont posé de nombreuses questions et partagé des observations portant sur divers sujets, notamment l’évaluation de l’impact et de la performance, les moyens de faire face aux crises, les défis auxquels les pays sont confrontés et les mécanismes permettant de les prévenir. 
La séance s’est achevée par la prise de photos souvenirs dans une atmosphère de grande interaction, d’accueil chaleureux et de satisfaction générale quant à la qualité de cette séance de dialogue et à la richesse des informations reçues.