Machyakhat Al-Azhar Al-Charif reçoit la quatrième promotion de la bourse Nasser pour le leadership international

Machyakhat Al-Azhar Al-Charif reçoit la quatrième promotion de la bourse Nasser pour le leadership international
Traduit par: Arwa El-Aidy

Dans le cadre des activités de la quatrième journée de la quatrième édition de la Bourse Nasser pour le leadership international, Mashyakhat Al-Azhar a reçu les jeunes leaders participants à la bourse tenue sous les auspices du président Abdel Fattah Al-Sissi, président de la République, sous le thème « Les pays non-alignés et la coopération Sud-Sud ».

De son côté, le Dr Mohammad Al-Dowiny, vice-président d’Al-Azhar, a accueilli les participants à la bourse et a remercié Ashraf Sobhy, ministre de la Jeunesse et du Sport, pour avoir organisé cette visite, soulignant qu’Al-Azhar avait pour rôle de corriger les concepts erronés auxquels certains adhèrent. Il a également affirmé que la doctrine d’Al-Azhar était modérée, conforme à l’islam, et visait à promouvoir les valeurs humaines, la citoyenneté et la paix, ainsi que le dialogue, qui est la base de la coexistence. Il a ajouté que ces valeurs sont au cœur de la mission de l’islam, car l’islam ne fait pas de différence entre les êtres humains et que tout être humain dispose de tous les droits, y compris la liberté de croyance.

Lors de son discours, il a souligné qu’Al-Azhar adoptait cette doctrine dans toutes ses invitations et relations, au niveau mondial et local. De plus, Al-Azhar a créé une entité appelée la Maison de la famille égyptienne, en partenariat avec Ahmed Al-Tayeb, cheikh d’Al-Azhar, et le pape Tawadros, patriarche de l’Église copte orthodoxe égyptienne, et qui comprend des représentants de toutes les communautés. Cette initiative a connu beaucoup de succès au niveau local.

Le premier document conjoint, appelé le Document de la fraternité humaine, entre le Grand Imam Ahmed Al-Tayeb et le pape du Vatican, a été publié. Ce document est l’un des plus importants de l’ère moderne, adopté par les Nations unies pour promouvoir les valeurs humaines, les droits des femmes et des personnes âgées. Il a également institué le 4 février comme Journée mondiale de la fraternité humaine, visant à établir un dialogue commun, à ramener la paix et à lutter contre le terrorisme et l’extrémisme. Le Dr Al-Dowiny a souligné que l’islamophobie était sans fondement et qu’Al-Azhar faisait tout son possible pour corriger ces idées et y répondre de manière appropriée auprès des musulmans comme des non-musulmans.

Le Dr Osama Al-Hadidi, directeur du Centre mondial de fatwas électroniques d’Al-Azhar, a expliqué que le Centre avait été créé en 2016. Il a ajouté que la Mashyakhat Al-Azhar, comprenant un institut, une université et une mosquée, avait plus de 1 080 ans, ce qui montre qu’elle est profondément ancrée dans l’histoire. Des étudiants de toutes les nationalités y sont représentés, avec plus de 60 000 étudiants étrangers issus de 120 pays, dans différentes spécialités, telles que la législation, la religion, la médecine, l’astronomie, l’ingénierie, les mathématiques, etc. L’université d’Al-Azhar est l’une des plus anciennes au monde, ayant formé des présidents, des ministres et des leaders de la pensée.

Lors de son discours, Riham Abdallah, directrice de l’Observatoire anti-extrémisme d’Al-Azhar, a souligné que l’Observatoire avait été créé en 2015 par ordre du cheikh d’Al-Azhar, le Dr Ahmed Al-Tayeb, pour lutter contre l’extrémisme. Au début, il ne publiait qu’en sept langues, mais publie désormais dans de nombreuses langues pour tous les pays du monde. L’Observatoire a pour but de corriger les concepts erronés. Il travaille de différentes manières et publie de nombreuses éditions, notamment des magazines, des cours de formation, des rapports, des ateliers de sensibilisation et des conférences. Riham Abdallah a ajouté que depuis son ouverture, des campagnes avaient été menées pour discuter de la pensée extrémiste et que de nombreux chercheurs issus d’Al-Azhar avaient été nommés pour lutter contre le terrorisme de la pensée avant celui de la terre.

Ils ont également visité le Centre mondial de surveillance et de fatwas électroniques, où ils ont pu découvrir les langues et les méthodes utilisées dans le centre ainsi que les sections de fatwas électroniques des pays étrangers et les méthodes de traitement par les chercheurs et les ulémas. Les participants étaient très heureux de visiter la mosquée d’Al-Azhar et fiers d’être présents dans cet endroit qui occupe une place très importante, non seulement en Égypte, mais aussi dans tous les pays.

Hassan Ghazaly, coordinateur général de la bourse, a souligné que la Bourse Nasser pour le leadership international était l’un des mécanismes opérationnels de mise en œuvre des recommandations du président Abdel Fattah Al-Sissi, visant à soutenir les jeunes Africains et à leur permettre de formuler une vision globale et fondamentale liée aux enjeux mondiaux et aux plans de développement durable, ainsi qu’à renforcer le rôle de l’Égypte au niveau mondial. Elle met également en œuvre la vision de l’Égypte à l’horizon 2030, qui vise à atteindre les objectifs de développement durable, l’Agenda 2063 de l’Afrique ainsi que la coopération Sud-Sud.

Il est mentionné que les activités de la quatrième édition de la Bourse Nasser pour le leadership international, organisées par le ministère de la Jeunesse et du Sport, étaient placées sous les auspices du président Abdel Fattah Al-Sissi, de l’Autorité nationale de la presse et de l’Autorité nationale de l’information. Cette bourse réunit 150 jeunes leaders de diverses spécialités exécutives ainsi que des jeunes actifs et influents dans la société civile au niveau mondial.